Compte-rendu de réunion : le format qui marche

Un compte-rendu trop long ne sera jamais lu, et un compte-rendu trop vague ne sert à rien. Voici le format qui tient sur une page, qui se lit en deux minutes, et que les gens relisent vraiment quand ils en ont besoin.

Le vrai objectif d'un compte-rendu

Un compte-rendu n'a pas pour rôle de prouver que la réunion a eu lieu. Il sert à une seule chose : permettre à quelqu'un, présent ou absent, de savoir en trente secondes ce qui a été décidé et ce qu'il doit faire. Tout ce qui n'aide pas à ça alourdit le document sans le rendre plus utile.

C'est pour ça que les comptes-rendus exhaustifs, qui retracent le déroulé complet de la discussion, finissent presque toujours non lus. Personne n'a le temps de reconstituer une décision à travers trois paragraphes de contexte.

La structure en 4 blocs

Objet

Une ligne. Le sujet de la réunion et la raison pour laquelle elle a eu lieu. Pas de contexte détaillé, juste de quoi situer le document en un coup d'œil.

Décisions

Ce qui a été tranché, sous forme de liste, une ligne par décision. Pas de justification longue : le résultat compte plus que le raisonnement qui y a mené.

Actions

Qui fait quoi, pour quand. Chaque ligne doit contenir un nom et une échéance, sinon ce n'est pas une action, c'est une intention.

Points ouverts

Ce qui reste à trancher. Une liste courte pour ne pas perdre les sujets non résolus, sans avoir à rouvrir tout le débat à la réunion suivante.

La bonne longueur : une page, pas plus

Si ton compte-rendu dépasse une page, c'est presque toujours parce qu'il mélange la décision et son contexte. Sépare les deux mentalement : le contexte a servi à décider, il n'a pas besoin d'être écrit une fois la décision prise. Un compte-rendu d'une page se lit intégralement ; un compte-rendu de trois pages se scanne en diagonale, et ce qui compte finit noyé dans le reste.

Qui doit le recevoir, et qui n'en a pas besoin

Envoie le compte-rendu complet aux personnes qui ont des actions ou qui doivent valider une décision. Pour les autres parties prenantes, une version encore plus courte suffit souvent : juste les décisions, sans le détail des actions qui ne les concernent pas. Envoyer le même document à tout le monde par facilité produit l'effet inverse de celui recherché : les gens concernés se noient dans les lignes qui ne leur sont pas destinées.

Cet article est rédigé par l'équipe Ponk Note.
PONK NOTE